Notre Patrimoine

Explorez le Patrimoine de Ciry Salsogne

Bienvenue sur la page dédiée au patrimoine de Ciry Salsogne. Plongez dans l’histoire riche et fascinante de notre ville et découvrez les trésors culturels qui la rendent unique.

Que vous soyez un habitant passionné ou un visiteur curieux, cette page est votre guide pour explorer le passé et le présent de Ciry Salsogne

Le chateau de ciry salsogne

Le château avant la guerre

Le château de Salsogne a été construit en 1683 par Jean-Baptiste Regnault (ou Renault) qui y décèdera quelques années plus tard en 1696.
Le château passera d’héritage en héritage jusqu’en 1912 où la propriété sera acquise par la sucrière de Ciry (l’usine désaffectée que vous pourrez apercevoir à gauche lorsque vous êtes à l’arrière du château).
Le château resta à l’état d’achat jusqu’à la guerre.

Le château après la guerre

Lors de l’avancée ennemie de mai 1918, il a été saccagé, ses boiseries détruites, etc.
En août 1918, à la libération du village, des mines détruisent une grande partie des caves et la structure est ébranlée.
Bien que peu touchés, les propriétaires encaissent les dommages de guerre et laissent dépérir le château au lieu de le restaurer.
Au fil des ans, le bâtiment tombe de plus en plus en ruine.

L’église Saint Martin

Un peu d’histoire

Un peu d’histoire

L’église Saint-Martin est une église située à Ciry-Salsogne. Ce monument est inscrit au titre des monuments historiques en 2007.

L’église Saint-Martin détruite pendant la Première Guerre mondiale, fin août 1918, a été reconstruite entre 1924 et 1926 par l’architecte Édouard Monestès (1885-1944).

L’architecte parisien Édouard Monestès a élaboré de nombreux projets d’églises en Picardie (Craonnelle, Fontenoy, Rollot ou Tergnier).

La construction

L’église a été construite en béton armé, mais l’ossature de béton est dissimulée par la pierre qui permet d’intégrer les caractères locaux traditionnels avec pignons à redents, clocher en double bâtière.

Les volumes ont été adaptés aux exigences de la période en dilatant l’espace et en changeant la répartition des volumes. L’espace intérieur a été dégagé. Il est scandé par quatre colonnes qui supportent les arcs en plein cintre qui délimitent le chœur, la tribune et les collatéraux.
L’église a été présentée à l’exposition d’art religieux moderne au musée des Beaux-Arts de Rouen en 1932.

Le décor sculpté (chapiteaux intérieurs, bas-reliefs des pignons) est l’œuvre de Jacques Martin.

Les verrières des deux roses latérales ont été réalisées sur des cartons de Louis Billotey.

Sur l’une des deux verrières est représentée La Charité de Saint Martin et sur l’autre est représentée Salomé recevant la tête de Saint Jean-Baptiste.

Sur les verrières du chœur sont représentés les quatre évangélistes et sur la rosace de la façade occidentale est représentée la Vierge Marie en majesté entourée des symboles des litanies. Les autres baies sont garnies de vitraux colorés de formes géométriques.

Le christ Corcovado

À l’intérieur de l’édifice se trouve une statue dont la silhouette a servi de modèle au Christ Corcovado qui domine la baie de Rio. Les deux statues ont le même sculpteur, Paul Landowski. L’architecte était un ami du sculpteur. La maquette finale de 1925 du Christ de Corcovado a été offerte en 1926 par Paul Landowski pour la bénédiction de l’édifice alors que la construction de la statue de Rio débutait.
Le Christ de Corcovado est le résultat d’un projet imaginé en 1922, à la demande de l’archevêque de Rio, Don Sebastião Leme da Silveira Cintra, par l’architecte et ingénieur Heitor da Silva Costa. Son projet ayant été critiqué, Silva Costa avait demandé à Paul Landowski de proposer un projet.

Les quatorze stations du Chemin de croix sont composées de peintures de Louis Billotey encastrées dans un parement de pierre sculptée sur le pourtour de la nef. L’abside est décorée d’un bandeau de mosaïque représentant des motifs eucharistiques : poisson, pélican, etc.

la grotte des oubliés du 8 Août 1918

Le 8 août 1918 à 22 heures 30, une explosion sourde retentit sur le plateau « Des Fortes Terres » situé entre les villages de Serches et de Ciry-Salsogne dans l’Aisne.

L’onde de choc se propage dans le sol calcaire… 189 soldats et sapeurs des 54e Régiment d’Infanterie et 9e Régiment du Génie viennent d’être meurtris ou ensevelis dans une grotte suite à l’explosion d’un piège Allemand. Dans le Soissonnais, ce fait de guerre reste méconnu et ces nombreux poilus demeurent, cent ans plus tard, des oubliés de l’histoire de la Grande Guerre.

Neuf de ces soldats morts le 8 août 1918 reposent dans le Carré Militaire du cimetière de SERCHES, 62 dans les nécropoles de l’Aisne et 32 dans leurs communes.